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La dénomination de presbytère, attribuée à cette demeure sise à l'angle de la rue Pierre Bezançon et de l'avenue de Gros Bois, vient de ce que ce local fut affecté depuis très longtemps à l'habitation du curé de la localité.

 

Pendant la Révolution, le presbytère, l'église, le Prieuré St Julien et ses terres et ses dépendances, les biens de la fabrique rentrèrent en la possession de l'Etat. Une faible partie de ces biens fit retour à la commune : les terres, bois en friche dits des Bruyères, le presbytère et l'église qui elle, fut réouverte solennellement au culte le 10 Fructidor An XII (28 août 1804) ; les autres biens furent vendus au profit de la Nation.

A partir des années 1820, l'instituteur, qui jusque là était logé dans une pièce à côté de la salle de classe dans l'école, fut autorisé à habiter une partie de l'ancien presbytère mis temporairement à sa disposition, et son ancien logement fut transformé en bûcher.

 

Ce nouveau logement, vaste et spacieux selon les dires du temps, se composait de cinq pièces d'habitation. L'instituteur devait seulement en laisser :

o une, le cabinet y attenant, à la disposition du curé de Santeny desservant de Marolles, pour que ce dernier puisse s'y changer ou s'y chauffer quand, pendant l'hiver et le mauvais temps, il se rendait à Marolles pour y exercer son ministère
o une pour le dépôt des ornements de l'église
o une pour les réunions de l'assemblée municipale et le dépôt des archives communales

Cet état de choses dura en partie jusqu'en 1845, époque où l'on procéda à la réfection de la salle de classe et à la construction d'une salle de mairie ; mais l'instituteur n'y gagna qu'une pièce d'habitation, car l'entière jouissance de tout le local dudit ancien presbytère ne date que de 1875.

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Il faut encore savoir que ce logement a fait l'objet d'une petite bataille entre la Commune et l'évêché de Versailles :

La commune de Marolles étant, depuis 1793, desservie par le curé de Santeny, n'a pas cru devoir abandonner à la fabrique la jouissance, pour un curé qu'elle n'a pas chez elle, de ce corps entier de bâtiments dont elle avait emploi motivé. (...)

L'administration diocésaine a toujours conservé l'espoir de rentrer en possession de cet ancien presbytère qu'elle prétend être à elle, et naguère encore nous entendions l'un de ses fonctionnaires qualifier presque de vol cette prise de possession de la commune. (...)

et encore :

L'an mil huit cent quarante huit, le trente et un décembre, le conseil municipal de Marolles en Brie réuni, vu la lettre de M. Pape curé de Santeny et Marolles en date du 22 novembre dernier qui donne avis à M. le Maire que Mgr l'évêque de Versailles désire savoir sur quelle raison le conseil municipal, qui représente la commune, s'appuie pour ne pas laisser la jouissance du presbytère de Marolles à M. le Curé de Santeny (...)

Aujourd'hui tout est plus calme.... le presbytère abrite maintenant un office notarial.

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Le texte de cette page en italique est tiré de la "Monographie Communale", écrite en octobre 1899 par l'instituteur, M. Lecomble.